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« Informatique céleste » de Mark Alizart.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Avec l’informatique, la métaphysique de la « présence » a dû céder la place à une métaphysique du vide.  

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Moyennant quoi, [l’ordinateur] n’est même pas une « chose ». On ne peut pas la rencontrer, la saisir. Ce qui la constitue, c’est le trou en son centre qui en détermine le fonctionnement.

hohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohoho hohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohoho hohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohohoho

[l’informatique] est le savoir que le savoir est essentiellement vivant.

huhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhu huhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhhuhuhu huhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhu huhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhuhu

si l’univers n’est pas infini, ce n’est pas parce qu’il est fini, c’est parce qu’il doit être « suffisamment » infini pour parvenir à être fini et à se compter pour Un.

HOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHO HOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHO HOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHO

Se confirme « à l’œil nu » que tout ce qui est est originairement « fendu », si bien que la seule chose qui se produit dans le processus de la « création du monde » est une refente qui se rebouche elle-même.*

hehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehe hehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehe hehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehe hehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehe hehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehehe

vivre à l’époque des ordinateurs, cela signifie que le monde, sous nos yeux, s’éveille à la conscience de lui-même.

HIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHI HIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHI HIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHIHI

c’est en étant idiote, elle aussi, en se laissant produire par l’évolution, que [la machine] sera spécifiquement humaine.**

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L’univers, le Tout, est un « Pas-Tout », une Personne, une conscience de soi. Par là-même il est creusé en son centre par un vide.***

HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA

Mark Alizart, Informatique céleste, 2017, P.U.F.****

*On avoue une faiblesse particulière pour cette blague-là.

**Oh Informatique céleste, objet Ô combien humain!

***L’Univers est aussi une grande Moquette… (ou un Beignet?)

****Dans les pâturages du  pays merveilleux de Baratin, l’intellectuel en goguette broute allègrement l’herbe de la métaphore, du raccourci et de la pirouette sémantique. Sa variété dans le ridicule n’a d’égale que celle des rires qu’elle déclenche. Rires qui décuplent quand le lecteur imagine le penseur pseudo-profond lorgner d’importance vers l’étable de la renommée, désespérant d’un jour y pouvoir ruminer satisfait…

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(4 commentaires)

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  1. Gabriel

    J ai entendu cet auteur sur France culture, il a éveillé ma curiosité…Je trouve vos onomatopées cinglantes et vulgaires.

    1. Librairie Ptyx

      Bonjour,
      Je n’ai pas entendu l’auteur sur France Culture et ne sais s’il eût pu éveiller ma curiosité comme son livre éveilla mes sarcasmes. Vous trouvez mes onomatopées « cinglantes et vulgaires ». Je vous sais gré du premier qualificatif et vous en remercie. Quant au second, je désire prendre un peu de votre temps pour m’en expliquer.
      Il se fait que cette chronique est effectivement rédigée sous l’angle unique du sarcasme et de la dérision. Entrelarder d’éclats de rires des citations représentatives de l’ouvrage me semblait suffisant, eu égard au peu d’intérêt du texte. L’idée étant que la seule mention « ridiculisée » de ces phrases qui ne veulent strictement rien dire se suffisait à elle seule et qu’il n’était nul besoin, pour donner une idée précise de la valeur de ce livre, d’aller plus loin dans le détail. Des réactions reçues (dont la plupart reste dans les limbes de ce blog…), il appert que cette chronique fut plutôt perçue comme telle. J’affirme ici encore que ma chronique, aussi désagréable soit-elle pour qui est un aficionados du baratin, reflète bien la quintessence de l’objet qui en fait les frais. Mais, comme vous semblez le désirer, allons un peu plus loin :
      Mark Alizart cherche à mêler informatique et théologie, posant que la première serait une forme d’évolution de la seconde. Soit. Bien même. Aucun objet ne mérite d’être exclu du champ de la pensée, ni aucune relation entre plusieurs de ses objets, aussi disparates semblent-ils. Le bât ne blesse nullement aux principes qui sous-tendent l’idée mais bien aux moyens qu’il met en oeuvre.
      Ainsi l’informatique serait-elle liée au théologique par son pan étymologique, « ordinateur » étant chargé dès l’origine d’un fort substrat religieux. C’est vrai certes, mais ce substrat, premièrement, n’est nullement premier, mais forgé sur un terme qui lui préexiste et dont le sens commun « d’ordonner », « d’organiser », fut et à l’origine de son sens théologique et à l’origine de son emploi informatique. Qui plus est, en anglais – lieu de développement clé de l’informatique -, on dit bien… « computer »?!? Fonder, ne fût-ce que pour partie, une réflexion sur une étymologie douteuse, parcellaire et partiale, a beau être une technique vieille comme le monde, elle n’en demeure pas moins souvent boiteuse…
      Autre exemple, l’informatique, pour l’auteur, ne serait pas une continuation de la mécanique, mais une rupture avec celle-ci. Non seulement vécue comme telle, mais aussi pensée comme telle, les informaticiens en ayant fait un leitmotiv guidant leurs actions?!? C’est non seulement prêter des intentions conscientes à long terme là où il n’y eut qu’évolution progressive, par à-coups exploratoires et souvent hasardeux, mais aussi profondément mensonger quant à la réalité de la chose informatique. Aussi bien tente-t’on, en en affinant les outils, à mimer le vivant, l’informatique n’en reste pas moins un assemblages de câbles et d’énergies fossiles, le tout façonné et guidé par la main humaine…
      L’auteur n’étaye rien et ne fonde bancalement son propos que sur des a priori culturels personnels et forcés (étymologique par exemple) ou sur des impressions banalement partagées par « le commun » (qui n’a jamais ressenti que cette puissance déductive de l’ordinateur, dont on ne sait rien des mécanismes précis, fonctionnerait pour qui est ignorant en la matière, comme une forme d’oracle?). On est entre le lieu commun et le forçage érudit.
      Mais aussi (et surtout, je dirais), se rendant peut-être compte lui-même de l’inanité de son propos (et non de son hypothèse, pourquoi pas après tout?), il l’englobe dans un jargon qui n’a de la profondeur que l’apparence.

      « Se confirme « à l’œil nu » que tout ce qui est est originairement « fendu », si bien que la seule chose qui se produit dans le processus de la « création du monde » est une refente qui se rebouche elle-même. »

      Lisez cette phrase (comme celles dont ma chronique se fait l’écho) autant de fois que vous voudrez, elle ne veut – ni n’en a l’ambition, d’ailleurs – strictement rien dire! C’est bien le principe même du baratin pseudo-profond que, sous couvert d’un mélange de termes apparentés à l’érudition, on puisse gagner sur deux tableaux : 1. ce qu’on dit parait super-intelligent. 2. si ce qu’on dit n’est pas compris par notre interlocuteur, c’est qu’il ne l’est pas assez.
      Mais du baratin reste toujours du baratin…

      1. Gabriel

        Bonjour,

        Merci de m’avoir répondu et surtout de m’ apporter plus d’éléments critiques, je crois que j’étais tout simplement frustré de ne pas avoir un avis et une analyse un peu plus précise.
        Ce sujet(pour faire simple de l’homme « augmenté ») m’intéresse beaucoup, je me pose beaucoup de questions sur la destiné de l’homo technologicus (pour reprendre le titre d’une autre émission de France culture..).
        Je ne suis pas un transhumaniste, j’essaye juste de me forger une philosophie personnelle par rapport à toutes ces évolutions et pour cela j’ai besoin de mots, d’analyses et de poésies.
        Merci encore et longue vie à votre librairie

        Gabriel

  2. Dominique MOREAU

    Cette bafouille d’onomatopées sur citations m’a bien fait rire. Merci !

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