Vieux Brol 9 : « L’Odyssée » de Homère.

hOMERENe subsiste bien souvent de certains livres, dans nos esprits assommés par la « nouveauté  » , qu’une vague idée, que le souvenir lointain (et bien souvent déformé) de commentaires.  N’en surnage que l’impression d’un déjà connu, d’un déjà lu, qui les fait irrémédiablement verser dans les limbes de ce qui n’est définitivement plus à lire.  D’où l’idée de cette série de chroniques de retours aux textes lus.  Sans commentaires.

Regarde-moi ces gens : voilà tout leur souci, le chant et la cithare!  Ce leur est si commode!

En son âme, il comprit et, le cœur étonné, il reconnut le dieu.

le succès va toujours, devant un auditoire, au chant le plus nouveau.

Mais des mots, Télémaque, il t’en viendra du cœur, et quelque bon génie te soufflera le reste.

Dans son berceau de brume, à peine avait paru l’Aurore aux doigts de rose.

tes récits, tous tes mots me font à les entendre un terrible plaisir.

La déesse aux yeux pers leur fit alors souffler la brise favorable dont les fraîches risées, s’élançant de l’éther, allaient sur l’onde amène terminer au plus vite la course du vaisseau.

ah! sauve-moi mon fils! déjoue, des prétendants, la criminelle audace!

Est-il mort ou vivant : pourquoi parler à vide?

Ah! misère! Ecoutez les mortels mettre en cause les dieux!  C’est de nous, disent-ils, que leur viennent les maux, quand eux, en vérité, par leur propre sottise, ils aggravent les malheurs assignés par le sort…

Vous m’enviez, ô dieux, la présence d’un homme!

Tel, en sa nudité, Ulysse s’avançait vers les filles bouclées!  le besoin le poussait…

Est-il plus chien que ce ventre odieux?  Toujours il nous excite et toujours nous oblige à ne pas l’oublier, même au plus fort de nos chagrins, de nos angoisses.

Est-il en cette vie une gloire plus grande que de savoir jouer des bras et des jambes?

C’est Personne, mon nom : oui!  mon père et ma mère et tous mes amis m’ont surnommé Personne.

La ruse, mes amis!  la ruse!  et non la force!… et qui ne tue?  Personne!

Quand on a satisfait la soif et l’appétit, on donne une pensée et des pleurs aux amis; puis les larmes font place au plus doux des sommeils.

Il te plaît de manger, mais non d’offrir aux autres.

A tant de menteries, comme il savait donner l’apparence du vrai.

S’il est ici quelqu’un dont les mains, sans effort, puissent tendre la corde et, dans les douze haches, envoyer une flèche, c’est lui que je suivrai.

C’est ainsi qu’en un tas, gisaient les prétendants.

Elle les conduisit dans leur chambre et revint, les laissant au bonheur de retrouver leur couche et ses droits d’autrefois.

Homère, L’Odyssée, vers 800 av J-C, Les Belles Lettres.

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