Archives de l’étiquette : Verdier

« Marcher droit, tourner en rond » de Emmanuel Venet.

  Le syndrome d’Asperger, atypie du développement appartenant au spectre de l’autisme et qui ressemble à l’idée que je me fais du surhomme nietzschéen,me rend asociognosique, c’est-à-dire incapable de me plier à l’arbitraire des conventions sociales et d’admettre le caractère foncièrement relatif de l’honnêteté. Je suis tout à fait prêt à reconnaître mes déficiences dans …

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« Droiture et mélancolie » de Pierre Vesperini.

Marc Aurèle est considéré (ce qu’une courte expérience en librairie pourra vous confirmer), non seulement comme un philosophe stoïcien, mais aussi peut-être comme son parangon, ayant pu faire preuve, dans l’exercice du pouvoir, de la mise en pratique de ses principes. Or tout cela ne serait que construction. Mais un historien peut-il, demandera-t-on, faire abstraction …

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« Extrêmes et lumineux » de Christophe Manon.

L’art du fragment – on l’a déjà dit maintes fois, on se répète – sert souvent plus à camoufler une carence qu’à réellement étoffer un propos. Dans l’incapacité de trouver un liant, il permet d’en camoufler l’absence sous l’appartenance à un « style », une « technique », une « tradition ».  Le fragment est excuse ou prétexte là où il devrait être …

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« Mère et le crayon » de Josef Winkler.

Tandis que j’écrivais ce texte sur ma mère, en Inde, […] dans un jardin, je me suis souvenu. Tout commence en Inde, à Ellorâ, où le narrateur déambule sans fin dans des temples bouddhistes creusés dans le roc. De temps à autre, il se plonge dans la lecture du bref journal d’Ilse Aichinger, Kleist, Mousse, Faisans. …

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« Rue involontaire » de Sigismund Krzyzanowski.

Au fond, c’est tout ce qu’il me faut.  Etre entendu. Rue Involontaire (quel plus beau nom pour une rue arpentée par l’ivrogne) est composé de sept lettres écrites par l’écrivain et son coauteur, la vodka, pour utiliser les timbres rendus en guise de monnaie lors de l’achat d’alcool. N’ayant personne à qui écrire, Krzyzanowski les adresse au …

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« Scènes de ma vie » de Franz Michael Felder.

On ne veut pas de têtes bien faites, d’originaux, pourvus de quelques lumières, on veut des hommes utiles qu’on pourra mettre sous le joug. Né en 1839, dans la très reculée région du Vorarlberg, en Autriche-Hongrie, Franz Michael Felder n’était, de par son milieu et sa pauvreté, pas prédestiné à devenir l’auteur de romans, de nouvelles, …

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« Rien » de Emmanuel Venet.

Il n’est pas toujours évident de définir l’angle selon lequel parler d’un livre.  Du moins de ceux dont on a envie de ne dire que du bien.  La tache qu’on se donne est-elle de donner l’envie au plus grand nombre de le lire?  Cherche t’on à avertir le lecteur d’une subtilité pouvant faire sens plus …

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« Esquisse d’un pendu » de Michel Jullien.

Au début des années 1370, Charles V commande au scribe Raoulet d’Orléans la copie de deux manuscrits : « Les politiques » d’Aristote et « Les Grandes Chroniques de France ».  Après six bibles (Une cursive après l’autre, deux millions de signes jusqu’à l’Apocalypse), entouré de son équipe de stationnaires (dont l’un est atteint du syndrome de la Tourette, copiant dans …

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« Fantôme » de Sigismund Krzyzanowski.

Le chaos ne peut pas se loger dans la fente étroite de ma plume.  Or le chaos entra. Un pianiste virtuose que quittent les délicats doigts de sa main droite.  Un graphologue qui conclut un pacte avec le roi des Moins-que-riens.  Une pensée, détachée de son monde des Idées pour être couchée sur le papier …

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« Les Oeuvres de miséricorde » de Mathieu Riboulet.

Que faire de tous ces morts, où vivre, comment s’aimer? Tout est remarquablement partagé.  Pour tout geste de miséricorde, celui qui lui est contraire.  Dans les corps-à-corps des tranchées se lit celui, ambivalent, des lits.  C’est du toucher dont il est question ici.  De la caresse, de l’étreinte, de la blessure, du meurtre aussi.  De …

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