Archive mensuelles: septembre 2012

« Variations de guerre » de Amelia Rosselli.

Amelia Rosselli (Paris 1930- Rome 1996) est considérée comme l’un des poètes majeurs de l’Italie du vingtième siècle.  Encore inconnue en France, les éditions Ypsilon (qui en plus de faire des bons livres, s’échinent à en faire des beaux) ont décidé de nous faire découvrir son premier recueil publié en 1964. Variations de guerre et non variations sur la …

Continuer à lire »

Lien Permanent pour cet article : http://www.librairie-ptyx.be/variations-de-guerre-de-amelia-rosselli/

« Renverser l’insoutenable » de Yves Citton.

La beauté de la crise est qu’elle permet à la fois d’augmenter la pression sur le présent et de le rendre tolérable au vu de la promesse (toujours reportée) de sortir du tunnel. A notre époque où cet appel incessant à la crise, presque paradigmatique, permet d’occulter l’insoutenable, l’indéfendable, l’intenable, voire de les excuser, Yves Citton …

Continuer à lire »

Lien Permanent pour cet article : http://www.librairie-ptyx.be/renverser-linsoutenable-de-yves-citton/

« Home » de Toni Morrison.

Tout commence par une mise en terre de nuit, d’un corps noir par des hommes blancs, à laquelle, enfants, Frank Money et sa soeur Ycidra assistent, cachés dans un fourré.  Le je qui en fait le récit avoue dès l’abord que, de cette scène, il n’a retenu que l’image de chevaux et non celle du …

Continuer à lire »

Lien Permanent pour cet article : http://www.librairie-ptyx.be/home-de-toni-morrison/

« L’auteur et moi » de Eric Chevillard.

j’aime tout […] aussi l’oeuf, quel qu’il soit, qui tient si étroitement serrée aussi longtemps que possible la déconvenue. Tout donc. Sauf une chose : le gratin de chou-fleur.  Dès le début, le narrateur l’affirme sans ambages à une demoiselle aussi mutique qu’à l’oreille charitable.  Le gratin de chou-fleur est sans conteste la pire chose qui soit …

Continuer à lire »

Lien Permanent pour cet article : http://www.librairie-ptyx.be/lauteur-et-moi-de-eric-chevillard/

« Tout passe » de Gabriel Josipovici.

– L’ennui, avec la plupart des oeuvres littéraires, dit-il, c’est qu’elles vous abordent frontalement. Ca ne se passe jamais comme ça dans la vraie vie. Les choses se contentent de nous passer devant et nous en avons à peine conscience que déjà elles sont parties. Gabriel Josipovici se situe justement dans ce passage.  Son écriture …

Continuer à lire »

Lien Permanent pour cet article : http://www.librairie-ptyx.be/tout-passe-de-gabriel-josipovici/

« Ethnologie de la porte » de Pascal Dibie.

La porte est de pierre, d’airain, de bois ou de papier.  Elle est munie d’un loquet, d’une chevillette ou d’une serrure.  Elle est fermée ou non.  Soutenue par ses gonds ou tournante.  Elle est de prison ou d’église.  Elle est celle d’une ville ou d’une maison particulière.  Elle est richement ornée ou d’une simplicité lisse.  Des arcs de triomphe antiques aux portes …

Continuer à lire »

Lien Permanent pour cet article : http://www.librairie-ptyx.be/ethnologie-de-la-porte-de-pascal-dibie/

« N » de Eric Pessan et Mikaël Lafontan.

C’est l’histoire d’un enfant que son père emmène vers le sud par les forêts.  Fuyant quoi ou qui n’est pas dit.  Très peu est dit même sauf le peu de mots abrupts s’échouant entre eux plus qu’échangés. Ici. Bois. Mange. Dors. Pas bon. Bon. Laisse. Attention. Chut. Des années dans l’écho de quelques syllabes. Des …

Continuer à lire »

Lien Permanent pour cet article : http://www.librairie-ptyx.be/n-de-eric-pessan-et-mikael-lafontan/

« Âmes inquiètes » de Marco Ercolani et Lucetta Frisa.

Marco Ercolani est psychiatre dans la zone périphérique de Gênes.  Tout au long de son travail,il a collecté auprès de ses malades de brefs récits, paroles ou témoignages.  Lucetta Frisa les a complétés des siens et les a mis en oeuvre. D’habitude, la folie est mise à distance, comme derrière le mur d’une crainte atavique.  …

Continuer à lire »

Lien Permanent pour cet article : http://www.librairie-ptyx.be/ames-inquietes-de-marco-ercolani-et-lucetta-frisa/

« Les Oeuvres de miséricorde » de Mathieu Riboulet.

Que faire de tous ces morts, où vivre, comment s’aimer? Tout est remarquablement partagé.  Pour tout geste de miséricorde, celui qui lui est contraire.  Dans les corps-à-corps des tranchées se lit celui, ambivalent, des lits.  C’est du toucher dont il est question ici.  De la caresse, de l’étreinte, de la blessure, du meurtre aussi.  De …

Continuer à lire »

Lien Permanent pour cet article : http://www.librairie-ptyx.be/les-oeuvres-de-misericorde-de-mathieu-riboulet/