Archive mensuelles: avril 2013

« La phrase urbaine » de Jean-Christophe Bailly.

à peu près partout sur la Terre, avec des différences d’indignité, de cynisme, de violence, existent des maisons qui ne sont pas des maisons, des rues qui ne sont pas des rues, des espaces qui n’ont rien tenté d’autre dans l’espace que son occupation.  Et on le sait, c’est dans ces zones-là que sont rassemblées …

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Vieux brol 2 : « La cité de Dieu » de Saint-Augustin. Part.1.

Ne subsiste bien souvent de certains livres, dans nos esprits assommés par la « nouveauté  » , qu’une vague idée, que le souvenir lointain (et bien souvent déformé) de commentaires.  N’en surnage que l’impression d’un déjà connu, d’un déjà lu, qui les fait irrémédiablement verser dans les limbes de ce qui n’est définitivement plus à lire.  …

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« Le paysage » de Michael Jacob.

Le paysage ne va jamais de soi. Alors que les initiatives se multiplient destinées à protéger le paysage, à en saisir l’identité pour la mieux protéger, Michael Jakob en questionne l’essence même, le dégageant des présupposés, des fausses évidences sous lesquelles la notion se dissimule.  Et tout de suite, dans le paysage, on se rend …

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« Le couloir des exilés » de Michel Agier.

Ce qui est la norme dans l’ordre du discours mondial, c’est la disparition du réfugié et sa transformation en migrant – celui qui prend illégalement une place ou celui qui en demande une tout en s’excusant d’exister. Michel Agier dessine ici un mouvement à l’oeuvre dans les consciences occidentales qui fait passer insidieusement l’étranger d’un …

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« Trop tard » de Werner Kofler.

Vous voulez que je raconte?  Bon, je raconte. « Trop tard » se compose de deux récits de Werner Kofler, prolongés par une postface d’Elfriede Jelinek, défense rageuse et acharnée de cet immense écrivain disparu en 2011.  Dans le premier des deux récits intitulé « Trop tard », le narrateur, à son bureau, lit des faits divers, imagine une histoire, …

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« Mathusalem sur le fil » de Jean-Louis Bailly.

Nous ne pouvons ici, et ce n’est pas l’envie qui nous en manque, déployer quelques strophes alexandrines, où la solitude du coureur de fond rimerait avec sa décrépitude, où le vieillard serait auguste, où chaque pas imprimerait dans la glèbe une trace que le temps n’effacerait pas.  Ô, voyez ces vieillards dans le feu du …

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« Poèmepoèmes » de Oskar Pastior.

les POEMEPOEMES […] ont les rieurs de leur côté pile tandis que les muses se battent en silence et en face. Ou pour le dire plus complètement : les poèmepoèmes seraient le résultat de l’inspiration du poète par les muses contaminées par le rire du lecteur à la lecture du poèmepoème.  Une cause influencée par ses …

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« L’utilité de l’inutile » de Nuccio Nordine.

L’utilité des savoirs inutiles s’oppose […] radicalement à l’utilité dominante. Alors que le savoir technique, directement exploitable, immédiatement rentable, est systématiquement privilégié au point de n’être plus considéré que comme la seule forme de savoir, le texte se présente comme un plaidoyer pour l’inutile.  Puisant au sein de ce creuset historique des connaissances inutiles (Montaigne, …

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« Le ring invisible » de Alban Lefranc.

Le 27 août 1955, Roy Bryant, J.W.Milam, et quelques autres étaient allés chercher Emmett Till chez son oncle Moses, à 3 heures du matin.  Ils avaient défiguré l’adolescent, ils avaient jeté son corps à la rivière.  Les jours suivants, le shériff jouait aux cartes, personne n’avait rien vu, mille choses pressantes pressaient les esprits.  Des …

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